Lundi 11 juillet au matin, le Sénat débattait du projet de loi organique sur le fonctionnement des institutions de la Polynésie Française et de la PJL pour les collectivités de Guyane-Martinique.
Deux textes qui ne posaient pas de problèmes majeurs et devaient rassembler une large majorité. Mais, en dernière minute, à l'Assemblée nationale, le député apparenté PS, René Dosière avait, au travers de deux amendements, modifié le code des collectivités territoriales.
“Ces cavaliers” concernaient en particulier, l'écrêtement des indemnités des parlementaires qui, dans leurs fonctions de maires, peuvent reverser à des élus du Conseil municipal, une partie des sommes qu'ils ne perçoivent pas en raison de l'application du plafond de 8272,06 euros mensuel.
Des dizaines d'élus municipaux bénévoles qui bénéficient ainsi d'une indemnité de quelques dizaines ou centaines d'euros en auraient été privés.
Mais, au-delà de ce problème, ces amendements ne concernaient pas directement les lois étudiées et surtout contrevenaient à la jurisprudence du Conseil constitutionnel qui rappelle que tout texte concernant les collectivités territoriales doit passer, en priorité, au Sénat avant l'Assemblée nationale ce qui n'était pas le cas de ces amendements.
Dans ces conditions, les deux présidents des groupes UMP et centriste, Jean-Claude Gaudin et François Zocchetto ont en urgence déposé, avec quelques collègues, 6 amendements pour rejeter ces modifications.
C'est Jacques Gautier, responsable de séance pour l'UMP qui a été l'interprète des 2 groupes de la majorité : il a rappelé "que ces dispositions n'ont jamais été débattues dans cet hémicycle alors qu'elles concernent les élus locaux”, insistant sur le fait que “ces dispositions n'ont rien à voir avec l'objet même du texte que nous allons voter. Nous considérons donc leur objet irrecevable dans le cadre de cette discussion”.
Enfin, le sénateur a insisté sur l'importance d'une approche globale “nous aurons, en effet, tout le temps de discuter de ces sujets importants, de manière plus approfondie et transparente lors de l'examen d'un prochain texte concernant les collectivités territoriales”.
Cette position a été confortée par un vote à la très large majorité des présents.